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De la télé-réalité politique

8 avril 2027
Et ce soir, sur BFMTV, le grand débat pour la présidentielle sera présenté par Cyril Hanouna et Nabilla !
Hanouna : Salut Français chéris !
Nabilla : Allô, quoi !
Hanouna : Mais avant toute chose, présentons nos invités ! A ma droite : Marion Le Pen, Geoffroy Didier et Nadine Morano. Allez les supporters, faites du bruit !
Nabilla : Et du côté de la main avec laquelle je ne tiens pas mon rouge à lèvres : Jean-Luc Mélenchon, toujours dans la place, Najat Vallaud-Belkacem et Emmanuel Macron.
Hanouna : Mais ne perdons pas de temps, mes chéris, vous êtes venus voir du spectacle alors commençons les épreuves !
Nabilla : Ouais, alors on va commencer tranquille, hein, avec l’épreuve de culture générale. C’est oùsqu’on va vous poser des questions vachement compliquées pour faire voir comme vous êtes intelligents.
Hanouna : Vous avez chacun un buzzer en face de vous, mais pour qu’on se fende la gueule on les a fait en forme de bite. Donc si vous avez la bonne réponse, vous tapez sur la bite.
(Rire du public)
Nabilla : Alors la première question qu’elle est vraiment dure …
Hanouna : Comme la bite !
(rire du public)
Nabilla : la première question, c’est de la géographie. Attention. Moi je ne savais pas. Je suis une île du Pacifique vantée par Brel et Gauguin, je suis, je suis …
Buzzer
Macron : La Guyane !
Nabilla : Ah ben non, c’est pas loin mais c’est pas ça.
(silence)
Mélenchon : Non mais c’est antidémocratique ! Dans ma 6e République, les bites seront à la bonne hauteur pour les gens, comme moi, en chaise roulante ! C’est les Marquises, la réponse !
Hanouna : On va envoyer la pub et pendant ce temps-là, on mettra une petite bite à Jean-Luc.
(Rire du public / page de publicités)

Hanouna : Et nous revoilà les amis ! Alors on a regardé les questions, et c’était trop compliqué.
Nabilla : Ah oui, hein ! Je ne comprenais même pas les questions, allô, quoi !
Hanouna : Alors on va passer tout de suite à l’épreuve de cuisine ! Chaque candidat a devant lui un kilo de merde, du sucre, de la farine, des œufs et des noisettes. Il devra confectionner un gâteau avec tout ça et attention ! Ils devront le manger !
(Rire du public)
Nabilla : Et le gagnant de l’épreuve sera celui qui le mange en entier sans vomir !
(Rire du public)
Une page de publicités plus tard :
Hanouna : Et la gagnante du concours est Nadine Morano. Madame Morano, quel est votre secret ?
Morano : Ah mais c’est très simple ! J’ai l’habitude de dire de la merde, alors de la merde qui sort ou qui entre de la bouche, c’est pareil !
(Rire du public / page de publicités)

Hanouna : Et nous revoilà les amis ! Et maintenant, c’est l’épreuve ultime, celle que vous attendez tous !
Nabilla : Oh oui !
Hanouna : Des Français sont cachés derrière ce rideau. Les candidats devront passer la main dans ce trou du rideau, palper le Français qu’ils ont sous la main et dire si c’est : un homme, une femme, ou un travelo !
(Rire du public)
Ce grand débat explosa les records d’audience. Jean-Luc Mélenchon fut éliminé pour avoir refusé de palper les Français et fit un score de 0,1 % lors de l’élection. Nombre d’électeurs diront qu’on n’élit pas quelqu’un qui ne joue pas le jeu. Marion le Pen qui se jeta par terre en hurlant des prières et autres incantations quand elle constata qu’on lui avait donné un travesti à palper fut élue dès le premier tour. Nadine Morano fut choisie comme première ministre pour avoir réussi la deuxième épreuve. Les Français se dirent ravis d’avoir enfin des émissions politiques et des élus à leur niveau.

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La Flèche Jaune de Viktor Pelevine

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La Flèche Jaune est un train, un train immense dont personne ne connaît ni le point de départ, ni celui d’arrivée. Et dans ce train, c’est toute la société russe post-soviétique qui voyage d’un passé inconnu vers un avenir incertain.

Ce court récit, parfait pour un voyage en TGV, n’est pourtant pas de la littérature de gare. Le portrait désabusé que Viktor Pelevine trace de la société russe est sous tendu par la plus fondamentale des questions métaphysiques : d’où venons-nous et pour aller où ? On pourrait lire La Flèche Jaune sans connaître la nationalité de l’auteur et la deviner en quelques pages : on retrouve ce surréalisme poisseux et sans illusion ni concession si propre à la littérature russe contemporaine. D’ailleurs, La Flèche Jaune peut être une bonne porte d’entrée pour cette sorte de littérature.


Apocalypse 2017

479438-brugelJe regardai, quand l’agneau ouvrit un des sept sceaux, et j’entendis l’un des quatre êtres vivants qui disait comme d’une voix de tonnerre : « Je construirai des murs ! » Une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre. Quand il ouvrit le second sceau, j’entendis le second être vivant qui disait : « Ha ! Ha! Ha! Un noir qui se noie ! Paye ta photo ! » et il ôta la paix du monde afin que les hommes s’égorgeassent les uns les autres. Quand il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième être vivant qui disait : « Oh mon Dieu ! On va tuer des petits chats, c’est trop horrible ! Vite ! Signons une pétition ! Comment ça, il y a une famine dans ce pays ? Mais on s’en fout ! Regardez ces pauvres petits chats ! » Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier ; mais ne fais point de mal à l’huile et au vin. Quand il ouvrit le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième être vivant qui disait : « Kim Jung Un ! Ne joue pas avec ce bouton ! » Le pouvoir lui fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes. Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes des chimères mi-homme mi-cochon. Ils crièrent d’une voix forte, en disant : « Ne nous mangez pas ! Ne nous mangez pas » mais la famine régnait alors partout et ils furent mangés. Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau le Grand Monarque de l’Est déchaîna sa fureur dans les cieux et les étoiles du ciel semblèrent tomber sur la terre. Le ciel se retira comme un livre qu’on roule ; et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places. Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : « Ben merdalors ! On n’avait rien vu venir et maintenant on est mort ! »
Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d’environ l’éternité.


Le Prince, la lune et les fornicateurs de Florent Kieffer

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On a plus ou moins de plaisir à découvrir et à faire découvrir un livre. Concernant ce petit ouvrage, on a très envie de le faire lire à tout le monde. Non qu’il s’agisse d’un chef d’œuvre : je parlerai plutôt de friandise.

Le Prince, la lune et les fornicateurs n’est pas vraiment un roman, mais plutôt un conte moderne. Il était une fois, dans un temps lointain, un royaume où tout le temps libre est utilisé pour se laisser aller à la fornication, au grand désespoir de l’Intendant qui décide de trouver tous les moyens possibles de lutter contre cette activité improductive en combattant l’existence même de l’érection. Avec pareil sujet, il eut été aisé de sombrer dans la vulgarité, dans l’érotisme à deux sous ou dans les lieux communs insupportables : Florent Kieffer évite pourtant tous ces écueils pour nous offrir au contraire un récit plein de finesse et d’humour.

Évidemment, ça n’est pas un conte pour enfants : destinés à celles et ceux qui ont au moins une vague idée de ce qu’est le désir sexuel, l’histoire n’aurait aucun intérêt pour des petits. Mais de par sa forme, et malgré le sujet traité, il s’adresse tout de même à la part d’enfant qui sommeille dans chaque adulte. C’est frais et réjouissant. C’est très facile à lire, si bien qu’il est accessible même aux lecteurs débutants, sans ennuyer les lecteurs confirmés : une vraie gageure pour un auteur !

Comme beaucoup de contes, il délivre une sorte de morale, mais une morale qui explose les cadres rigides que l’humanité n’a eu de cesse de dresser autour des questions de sexualité. On ne regrettera que le rôle secondaire réservé aux femmes dans ce récit, néanmoins, on rit assez pour pardonner.

Vous êtes encore là ? Mais enfin ? Vous devriez déjà être en train de découvrir les premières pages !


Moi, Charlotte Simmons de Tom Wolfe

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Plus qu’un écrivain Tom Wolfe est un chroniqueur de son époque, le Zola de l’Amérique contemporaine, le misérabilisme en moins et la psychologie des personnages pointue en plus.

Après nous avoir décrit entre autres choses les arcanes des précurseurs du LSD dans Acid Test, celles de Wall Street dans Le Bûcher des vanités, il s’arrête ici sur les universités d’élite américaines. Et, comme d’habitude, c’est sans concession qu’il nous présente un univers fait d’apparences et d’hypocrisie. Tom Wolfe semble guidé par une volonté de mettre le doigt sur la décadence où qu’elle se trouve et quelle que soit la forme qu’elle prend, sans pour autant manquer de tendresse pour ses personnages dont il bâtit le squelette en quelques phrases et à qui il donne chair en plusieurs centaines de pages qui se dévorent addictivement.

Aussi dense que soit ce roman, il est accessible à tous, ce qui fait de Tom Wolfe un auteur populaire au sens noble du terme : en ne prenant pas ses lecteurs pour des ignares, il les instruit sans les assommer. Et si c’est la meilleure, c’est loin d’être la seule raison pour laquelle il faut vraiment lire ses ouvrages, sans en craindre l’épaisseur.


Pour votre santé : sucez des navets !

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On commencera, pour ne plus faire souffrir d’animaux, par ne produire que du steak de cellules souches. Les végétariens seront contents. Les vaches disparaîtront peu à peu de nos campagnes. Il ne restera que quelques élevages bien gardés dont la production sera destinée aux plus fortunés.
On continuera cependant à dire que c’est mauvais pour la santé et la planète. C’est plus facile d’accuser la diversité alimentaire que la reproduction humaine. Alors on arrêtera aussi de proposer du steak en éprouvette. On nous vendra juste des produits protéinés, car il en faut bien. Personne ne saura exactement d’où viennent ces protéines. Peut-être d’éprouvettes. Ou de soja, cette calamité allergène qui nécessite plus d’eau encore que le maïs. On continuera à se reproduire. On bétonnera les terres, sauf là où on les bitumera. Les légumes aussi pousseront dans des fermes verticales, loin de la terre, sur des substrats nutritifs. Quand on en sera là, il y aura déjà longtemps que les poissons n’existeront plus, puisqu’on aura fini de vider les océans.

Oh, on aura toujours de quoi se nourrir, il n’y aura pas de famine généralisée. Seulement, plus rien n’aura de goût. On s’alimentera uniquement parce qu’il le faut bien, sans en tirer le moindre plaisir. Il n’y aura plus de copains, puisqu’il n’y aura plus de pain (plein de vilain gluten) à partager. Ça sera autant de temps qu’on pourra passer à produire, au choix, des protéines en tablettes insipides, du béton ou du bitume.

Les industriels de la pharmacie s’en frottent déjà les mains : avec ces plaisirs en moins, c’est autant d’anxiolytiques et autres anti-dépresseurs qu’il faudra fournir. Et en plus, ça, c’est bon pour le PIB …


Du nombril en littérature

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Je suis effarée à chaque fois que j’entends un auteur français à la radio ou dans la télévision : il semble que le seul sujet qui intéresse conjointement écrivains, journalistes et distributeurs officiels de prix littéraires (?), c’est le nombril de l’auteur. On ne parle plus que d’autobiographies ou d’autofictions – ce qui est la même chose – . On n’entend que Christine Angot, Simon Liberati, Delphine de Vigan … Uniquement des gens qui se contemplent la cicatrice abdominale, tournent autour et y plongent allègrement. Or le nombril est rarement profond.

Où est passée la fiction ? Où sont les auteurs munis d’une imagination fertile ? Ou éventuellement d’un sens de l’observation du monde, d’un talent de sublimation, d’analyse ou de projection ? Oh, je sais bien qu’ils existent – je ne citerai que Yann Marchand en bon exemple – mais ils sont invisibles, absents de la presse, des médias.

L’Italie a Umberto Eco et son regard unique et érudit sur le monde. L’Angleterre a Salman Rushdie dont l’imagination n’a aucune limite quand il s’agit d’en user pour parler de l’histoire ancienne ou contemporaine, et Neil Gaiman dont l’univers fantastique et sombre sait emmener loin les petits comme les grands. Les États-Unis ont Tristan Egolf, Thomas Pynchon, Shalon Auslander, Brady Udall, tous tranchants à leur façon, tous solidement équipés d’une imagination fertile.

Fut un temps où la littérature française rayonnait sur le monde, elle s’est désormais repliée sur le nombril des prétendants au Goncourt.


Leo the last de John Boorman

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Si vous avez vu Zardoz – mais si ! Vous savez ? Sean Connery en slip rouge ! – , vous savez déjà que John Boorman est capable de faire des films suffisamment étranges pour qu’on se demande s’il n’a pas quelque peu abusé du LSD dans sa jeunesse. Leo the last est de ceux-là, mais sans science-fiction, avec Marcello Mastroianni sans slip rouge.

On passe la première partie du film à se demander ce qu’on est en train de regarder. Mais Boorman est Boorman : à ma connaissance, il n’a jamais fait de film qui n’avait rien à dire. Aussi, on ne tarde pas à découvrir qu’il avait même beaucoup de choses à traiter ici. Leo the last est une satire sociale d’une rare pertinence. Alors que nous sommes en 1969, il s’interroge déjà sur un système économique qui plonge les plus pauvres dans la misère, à commencer par les noirs. Alors qu’il traite directement du racisme, il évite l’écueil de l’angélisme qui ferait perdre force à son propos. Et il propose une solution pour mettre fin à ces travers sociaux pour le moins radicale, mais je vous laisse la découvrir.


Nous étions tous Résistants

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Nous étions encore des gosses , nous écoutions la leçon d’histoire et nous découvrions la Shoah. En face des visages émaciés des camps de la mort, notre livre scolaire présentait une photographie et un panégyrique de Jean Moulin qui était depuis entré à grands cris au Panthéon. Nulle trace des collabos, cette foule invisible, et la Traversée de Paris avait fini par rendre sympathiques ceux qui s’étaient enrichis grâce au marché noir. Entre la fin de la guerre et nous, tous étaient donc devenus Résistants. Et nous autres, petits enfants de ceux qui avaient au mieux laissé faire, nous le jurions : si ça devait arriver encore, nous serions Résistants. Ou pour le moins, Justes parmi les nations. Non, vraiment, nous ne laisserions pas faire, nous accueillerions les gens à bras ouverts, nous les cacherions et, s’il le fallait, nous prendrions les armes. Belle unanimité de l’enfance face à l’injustice.

Nous étions devenus des adultes, nous écoutions les informations et découvrions les massacres en Syrie, en Irak, en Érythrée, au Soudan. Dans les journaux, les visages épuisés des réfugiés et les regards hagards des enfants faisaient face à une ribambelle de politiciens qui se perdaient en conjectures économiques foireuses, et beaucoup les croyaient. Radio-Paris claironnait que cette invasion nous ferait perdre notre identité, même si l’identité de Résistants que nos livres d’enfants avaient essayés de construire n’avait jamais été qu’un mythe perdu avant même d’être né. Nous voulions construire des murs. Nous refermions nos bras sur nos portes-monnaie. Nous ne cachions plus nos haines et nos rancœurs. Si quelqu’un devait un jour prendre les armes, ce serait pour tirer à vue sur ces réfugiés harassés. Nous laissions faire. Belle unanimité de l’adulte face à l’injustice.


Professeur Singe de Mo Yan

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Professeur Singe suivi de Le bébé aux cheveux d’or, est, comme le titre l’indique une suite de deux nouvelles.

La première, Professeur Singe, donc, démarre très fort. Une suite de scènes totalement burlesques nous plonge dans un univers à mi-chemin entre le cartoon qui n’est pas sans rappeler Tex Avery et les mangas japonais, ce qui est un comble pour un auteur chinois. Néanmoins, sous ce vernis humoristique on sent poindre la mélancolie. Mo Yan nous parle ici de l’absurdité de la pression sociale, des conventions et de l’uniformité. Certes, il aborde ces thèmes sous l’angle de la société chinoise, mais l’ensemble est universel. Hélas, alors que la quatrième de couverture nous promet maints rebondissements, on arrive aux derniers mots de la nouvelle avec la sensation d’une conclusion bâclée. Professeur Singe donne l’impression d’un roman qui aurait été bouclé à la va-vite et publié avant d’avoir été réellement terminé. Les habitués des longs romans de cet auteur majeur seront déçus.

Heureusement arrive ensuite Le bébé aux cheveux d’or. S’il y a là aussi quelque chose de l’absurde, Mo Yan nous plonge dans les mœurs rurales, aborde avec finesse la question de l’enfant unique, du pouvoir des petits-chefs, de la vieillesse et de l’amour. Au détour du récit, on découvre quelques mythes chinois, mais aussi les habitudes des paysans chinois, les absurdités économiques de l’époque de Mao et leurs conséquences déplorables sur l’agriculture. Les personnages sont attachants même dans leur folie, la superstition trouve sa place dans un univers concret, et, là encore, le poids de la pression sociale se fait sentir. Le bébé aux cheveux d’or est une nouvelle triste, mélancolique mais si belle !

Même si la première nouvelle est décevante, on retrouvera néanmoins tout au long du recueil le style particulier de Mo Yan à qui personne ne pourrait reprocher le manque de talent d’écriture. Chaque phrase reste magnifiquement construite et ceux qui ne connaissent pas encore sa plume pourront entrer dans son univers plus aisément avec ces nouvelles qu’avec ses longs romans tels que Beaux Seins Belle fesses ou La dure loi du Karma, aussi géniaux qu’épais mais peut-être un peu plus difficiles à aborder pour le lecteur non-aguerri.