Au village

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12.5% et même un peu plus.

C’est la proportion d’habitants de tous âges, de toutes conditions et de tous bords politiques de mon village qui, depuis les élections, ont donné de leur temps, de leur huile de coude et de leur énergie pour la commune.
Grâce à 1/8e de la population, ce village endetté a pu faire des travaux indispensables et inespérés. Les mômes de la garderie ont un toit sans fuite au dessus de la tête. Les enfants de l’école ne sont plus obligés de traverser le village par tous les temps pour aller déjeuner. Les logements sociaux sont remis à neuf et l’accompagnement de leurs habitants peut même au besoin être fait avec beaucoup d’humanité. Le village a été refleuri. Les sentiers de randonnées commencent à être de nouveau praticables. Entre autres choses faites ou encore à faire.
Parmi ces bénévoles de la commune, certains trouvent encore le temps de s’occuper parallèlement d’associations, du club des anciens au comité des fêtes qui ne chôme pas.

Imaginez qu’un huitième de la population de Paris, si prompte à moquer les ruraux, se retrousse les manches sur le même modèle. Ça serait une armée de 281246 personnes qui œuvrerait pour le bien commun. Imaginez ce que serait le nombre de logements sociaux remis à neuf. Imaginez ce que serait la vie d’une ville où 281246 personnes s’impliqueraient pour l’amélioration de la qualité de vie.


Nous avons, au village, de ces gens qui débarquent de la ville avec de belles idées sur le vivre-ensemble. Ceux-là, on ne les a jamais vu arroser les fleurs municipales ou gratter les murs des logements sociaux. Notre monsieur le maire n’est pas un idéologue. Pour vous dire, il n’avait même jamais entendu parler de Pierre Rabhi jusqu’à ce qu’il soit importé ici par les néo-ruraux. Les bénévoles ne sont majoritairement pas non plus des idéologues. Ils n’ont pas eu besoin d’idéologie prête à consommer pour s’unir autour d’une idée toute simple : c’est notre village, à tous et à chacun, et notre village peut être amélioré à la condition que chacun y mette un peu du sien.
Les urbains nous prennent souvent pour des cons. Fort bien. « Un con qui marche ira toujours plus loin qu’un intellectuel assis ».

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À propos de Tagrawla Ineqqiqi

Auteur, mécréante, vachère, grande consommatrice de pop-corn politique. Voir tous les articles par Tagrawla Ineqqiqi

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