Dieu bénisse l’Amérique – Mark Safranko

livre_47

Dieu bénisse l’Amérique commence par une citation de Louis-Ferdinand Céline et ça pose la couleur de tout ce qui suit : noir. Le rêve américain n’est pas de ce côté de la ville, pas dans ce quartier d’immigrés polonais, pas dans cette maison où vit le narrateur de l’enfance à l’adolescence, pas dans cette famille sans tendresse, pas dans l’école catholique, pas plus dans le confessionnal et encore mois dans les petits boulots qu’enchaînera Max avant même d’avoir l’âge légal pour travailler.

A travers ce récit, on découvre un portrait sans concession de l’Amérique en pleine Guerre Froide. Tout y est : la peur de la bombe, le racisme et les émeutes raciales, la misère, la peur du communisme et la guerre du Viet-Nam. Une famille maltraitante dans une société maltraitante.

C’est dur, sombre et fluide à la fois : une violence décrite sans complainte par un jeune garçon qui ne peut que subir. Dieu bénisse l’Amérique est le portrait d’une époque.

Publicités

À propos de Tagrawla Ineqqiqi

Auteur, mécréante, vachère, grande consommatrice de pop-corn politique. Voir tous les articles par Tagrawla Ineqqiqi

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :