Lundi, 7H03.

Lundi, 7h03

« … du CAC 40 alors que les valeurs du Dow Jones marquent une hausse qui ne manquera pas de se répercuter sur les autres places financières mondiales dans la journée. C’était Jean-Pierre Sylvestre, en direct de la Bourse de Paris ! »

Foutu réveil ! Il faut vraiment que je pense à changer l’heure ou la station ! Putain, j’aurais bien dormi une heure de plus. Le week-end prochain, je ne fais rien. Je reste à la maison. Trop dur, là.

Bruit de benne à verre vidée dans le camion des éboueurs.

Merde ! Je me suis rendormie. 7H12, allez hop ! Debout !

Je pose les deux pieds sur le parquet, me frotte les yeux, la nuque. Je m’étire, inspire, expire ; je traverse le salon, la cuisine et j’entre dans la salle de bain. Je passe de longues minutes sous une douche chaude à me rougir la peau jusqu’à ce que la brûlure me réveille. J’expédie le séchage, j’enfile un peignoir et j’évacue les derniers relents de fête à coups de brosse à dents.

Thé, œufs au plat bio, céréales bio qui prennent trop de temps à mâcher, jus d’orange pressées, coup d’œil au réveil, 7H43. Un quart d’heure. Chambre, habillage désordonné, j’ouvre la fenêtre. Je cours jusqu’à la station de métro. Le grondement des moteurs croît en même temps que la lumière du soleil. Arrivée à la station, je descends une volée de marche, en remonte une autre et traverse un long couloir. Première attente de la journée. Premier métro.

Lundi, 7H03

La lumière de l’aube me chatouille les paupières, mais je n’ouvre pas encore les yeux.

Bonjour, jour ! Alors voyons voir. Nous sommes ? Lundi. Il a l’air de faire beau. J’ai une heure devant moi avant que l’air ne se réchauffe et cinq ou six avant que la chaleur devienne désagréable. Ça serait bien que je prenne le temps de semer les rangs de carottes et de remuer le compost. Je vais faire ça ce matin, je ramasserais les haricots avant de manger. Allez hop ! Action !

J’ouvre lentement les yeux et je m’étire doucement. Je pose les pieds sur le parquet et reste assise. Je m’étire encore. Je me lève, redresse ma colonne vertébrale et tend les bras comme pour attraper le plafond. J’enfile un pantalon large et un pull léger, je vais dans le couloir et je mets des sabots en caoutchouc. Je traverse la cour pour aller ramasser deux œufs dans le poulailler. Les poules aussi s’éveillent doucement : mon incursion matinale quoique habituelle provoque quelques protestations des gallinacées. Je ramasse le journal de la veille dans la boite aux lettres.

Je vais dans la cuisine, éteins la yaourtière et fais chauffer de l’eau pour le café pendant que les œufs cuisent au plat. J’ouvre une fenêtre. Je coupe une tranche de pain épaisse et la tartine de la confiture de fraises du jardin.
7H12 Je m’attable et mange lentement en lisant les nouvelles du monde et du canton. Dehors, les oiseaux s’égayent aux rayons du soleil frais du jour. L’année s’annonce mauvaise pour les pommes. C’est la fête de la vache au village le week-end prochain. Le reste du monde a l’air de vouloir s’entre-tuer.

Grand bien leur fasse , mais c’est pas tout ça, j’ai des carottes à faire pousser.

7H43 Je fais la vaisselle et un brin de ménage, je mets les yaourts au frigo. Je me change, enfile les bottes en caoutchouc et c’est parti !

Suite 

 

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À propos de Tagrawla Ineqqiqi

Auteur, mécréante, vachère, grande consommatrice de pop-corn politique. Voir tous les articles par Tagrawla Ineqqiqi

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